Le 14 juillet, c'est pas pour les harkis !
Ils ont donné leur vie pour la France. Ils ont défilé le 14 juillet sur les Champs-Élysée durant la période de la Guerre d'Algérie. Et pourtant, aujourd'hui, le 14 juillet, c'est pas pour les harkis ! Il en est ainsi dans la France et la République d'Emmanuel Macron.

Le Collectif Citoyenneté française n'est pas invité à prendre part à l'édition 2026 de la commémoration du 14 juillet. Comme d'hab... aucun représentant significatif de la communauté harkie ne sera présent sur les Champs-Elysée.
Quand la République cessera de traiter ainsi la communauté harkie ? Quand la République cessera de nous traiter comme des indigènes, comme des sous-citoyens français ? Les harkis n'ont pas le droit d'être associé à la commémoration du 14 juillet sur les Champs ? Pourtant, les harkis et leurs enfants sont des citoyens français. Faut-il en douter ? S'il n'y a pas de doute, ils ont le droit de prendre part à la commémoration du 14 juillet à travers leurs représentants !
Et pourtant, c'est une routine républicaine d'écarter et d'invisibiliser la communauté harkie de la vie de la Nation. A ceux qui oseront dire que ces propos sont excessifs, qu'ont-ils à répondre à cette cruelle réalité.
La ministre délégué à la mémoire et aux anciens a convoqué en juin et juillet les Assises du monde combattant. Les harkis et leurs enfants ont été écartés et n'ont pas été conviés aux travaux de ces Assises. Comme d'hab... les indigènes n'ont pas de place à ces Assises. Pourtant, ces mêmes indigènes justifient budgétairement une grande partie des crédits et de l'activité de l'ONACVG. C'est ça la République pour les indigènes que sont les harkis et leurs enfants. Il y a donc urgence à revendiquer la citoyenneté française des harkis !

Depuis la fin de l'Algérie coloniale le 5 juillet 1962, la France avait pour tradition de dénommer les harkis et leurs familles comme des français musulmans. L'opinion publique française est donc en droit de croire que les harkis et leurs familles ont vocation à être associés à l'organisation et l'avenir du culte musulman en France. Que nenni ! Le 30 juin 2026, le président de la République Emmanuel Macron a convoqué les acteurs de l'islam en France pour une réunion de travail à l'Elysée. Comme d'hab, les harkis et leurs familles ont été écartés de cette réunion. C'est ça la République pour les indigènes que sont les harkis et leurs enfants. Il y a donc urgence à revendiquer la citoyenneté française des harkis !
Pour conclure et bien comprendre, le 14 juillet, c'est pas pour les harkis ! Les Assises du monde combattant, c'est pas pour les harkis ! L'Islam de France, c'est pas pour les harkis ! Au final, la France, c'est pour les harkis ? Un certains nombre d'enfants de harkis ont déjà répondu à ces interrogations : ils rejoignent la nationalité de leurs racines, ils optent pour la nationalité algérienne aujourd'hui !
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